Prénom : Alex(andra)
Age : 29(+1) ans
Job : Responsable webmaster
E-mail : cmay21@gmail.com
Couleur : le bleu
Qualité : la tolérance
Défaut : la curiosité et l'impatience
Peur : la banalité
Rêve : visiter Lhassa lors du festival des lanternes
Et pourquoi ce blog : Parce que chaque voyage est une expérience humaine qui me construit. Je n'en reviens jamais la même !
Dès le lendemain, nous sommes pressés de quitter l'auberge (pourrie !) d'Adélaïde pour récupérer notre indépendance ! Et c'est après 1h de paperasses, de dialogues de sourds aussi avec l'agence de location (rhooo, ces Australiens !) que nous recevons les clés, et prenons place à bord de l'engin : un toyota de 3 places, volant à droite (on roule à gauche bien sûr !) sans lecteur CD ni grand confort, mais peu importe, c'est l'aventure !!
Nous choisissons alors de prendre la route en direction du sud, un petit détour (de 250km !) pour aller sur Kangourou Island. Une île exceptionnelle pour sa flore et sa faune (koalas, kangourous mais aussi lions de mer, pinguoins...). Mais malheureusement, notre élan est stoppé net à l'embarcadère, lorsque l'on nous annonce le tarif : 360$ (environ 250€) pour l'aller-retour sur l'île ! (Heu... non non, on veut pas l'acheter hein !...) Le temps n'étant pas au beau fixe, cela n'a fait que confirmer notre décision : nous ferons route vers le nord !
Nous repassons donc Adelaïde, puis Port Augusta. Nous en profiterons pour faire les courses et passerons la nuit là, avant de nous aventurer dans les terres.
Et c'est sur la route, le lendemain, que nous avons croisé notre 1er kangourou !! C'est une émotion toute particulière ! Un kangourou ! A ce moment, je ne sais pas si c'est le fait de voir cet animal si particulier... là, en chair et en os, mais je suis émue. Oui, c'est surement aussi parce qu'il est mort sur le bas coté de la route ! (Ben oui, j'ai dit "chair et os", j'ai pas dit "vivant" !) Et Ce sera le premier d'une longue série, malheureusement ! :(
En fin d'après-midi, nous entrons dans le parc national dans Flinders Ranges.
Nous faisons halte à Wilpena pound où nous réservons notre emplacement de camping, avant de troquer baskets contre bonnes
chaussures de rando, (et sac à main contre sac à dos tout équipé : aspire-venin, trousse à pharmacie, bouteille d'eau...) et partons sans attendre sur les premiers
sentiers de rando ! Sauf que... oups, au bout d'une heure il faut rebrousser chemin car la nuit tombe vite (18h30, c'est l'automne !).
Et je crois que c'est ce soir là, dans notre van, avec Arnaud, sa guitarre, une bière, et quelques chips (ou quelques bières et une
chips, je sais plus... apéro quoi !), que j'ai vraiment réalisé ce que j'étais en train de vivre ! Nous étions là, presque seuls au monde, entourrés de cette Australie qui me fascine tant et
que je suis sur la point de découvrir. Je n'ai presque pas dormi cette nuit là, trop peur de perdre la moindre miette de ses instants.
Le lendemain, lévés aux aurores, nous repartions sur les sentiers de rando. En plein jour cette fois, nous croisons des émeus, des kangourous (bien vivants !), des boucs et découvrons toute l'ampleur des Flinders Ranges. Ce parc national est un musée archéologique à ciel ouvert ! Wilpena pound est un bassin naturel de 80 Km², entourré de falaises de quartzite rouge de 500m de haut, formé par l'érosion de milliers d'années. Enfin, c'est ce que l'homme blanc nous dit ! :) Selon les aborigènes, les falaises de Wilpena Pound sont les corps de deux serpents géants, qui lors d'un rituel, après avoir mangé l'ensemble des convives, étaient trop lourds pour se déplacer, et sont morts d'indigestion ici, entourant le bassin (Heu, ils sont bien morts ? Hein ?).
Avant de quitter le parc, les autres "routes" n'étant accessibles qu'en 4X4 malheureseument, nous nous sommes arrêtés à Arkaroo Rock.
L'occasion de découvrir des peintures aborigènes de quelques centaines d'années et de faire la connaissance de quelques arraignées aussi (même pas peur !! :).
En fin d'après-midi, nous repassons par Port Augusta pour un dernier ravitaillement ! (Les Australiens ont des Drive in Picole !! Oui, comme au MacDo, vous passez avec votre voiture,
choisissez votre bière, et sans descendre de voiture, on vous la charge dans le coffre !! C'est pas top ça ?!! :).
Nous entrons ensuite véritablement dans le bush Australien : la verdure fait peu à peu place à des étendues désertiques et à une terre rougâtre où s'entrecroise les pistes de 4X4. Et au
loin, les kangourous vous scrutent... C'est l'Australie à l'état pur ! Je suis scotchée !
Après 3h de route, nous sommes
contraints de nous arrêter à Pimba (il est très fortement déconseillé de rouler de nuit sur les routes de l'Outback car il y a beaucoup trop d'animaux !). Nous arrêtons alors notre
van sur le parking d'une station service, où douches et sanitaires sont prévus pour les travellers (mais petite donnation tout de même !).


Nous reprenons la route le lendemain en direction de Coober Pedy. Nous parcourons 500km sur la Stuart Highway (grande ligne droite de
presque 3000km, reliant Adelaïde à Darwin), croisons l'unique ligne de chemin de fer, 4 voitures, et ceci avec ce même panorama exceptionnel défilant interminablement. C'est hallucinant !! Ces
paysages nous mettent une claque ! Entre les panneaux "Next restaurant - 450km" et cette ligne d'horizon qui ne change jamais, je suis bluffée !
En arrivant à Coober Pedy, nous posons le van au camping, et partons à la découverte des lieux. Kupa piti, signifiant "Homme dans un trou" en aborigène, est une sorte de bidonville
perdu au milieu du désert, où pour échapper aux 35 à 50° degrès l'été (et aux mouches aussi ??) et aux tempêtes de sable, les maisons, églises et hôtels sont
souterrains.
Mais c'est en surface que la ville est la plus étrange. Dans ce décor lunaire et poussiéreux, nous ne croisons presque personne,
sauf un artisite chinois de Hong Kong exposant ses oeuvres en plein air, et cherchant à nous vendre ses opales, à l'arrière boutique de sa galerie d'art. Il faut dire que la ville
est un eldorado pour les chercheurs d'Opale. Partout, des panneaux vous déconseillent (voir interdisent) d'aller plus loin, le terrain sous vos pieds étant un vrai gruyère !
En fin d'après-midi, nous avons fait la connaissance de Terry, qui tient une galerie d'art aborigène, mais s'occupe aussi de kangourous orphelins. Lorsque des gens renversent une maman
kangourou en voiture dans la région, et que le petit est encore vivant dans sa poche, ils l'apportent à Terry. Il nous a d'ailleurs proposé de passer en soirée les voir, à l'heure du
repas (voyez, vous aussi : Josephine's gallery !). C'était adorable, j'avais
presqu'envie de piquer un ! (Si, le petit gris, Wally ! Non ? :)
En soirée, nous avons fait connaissance et partargé une bière avec nos voisins du camping : 2 papys Australiens du Queensland. Nous avons ainsi passé un agréable moment à bavarder, sous
un ciel étoilé magnifique... Just great !
C'est à 29 ans, 8 mois et 2 jours que j'ai posé le pied en Australie ! Un petit pas pour n'importe qui (de 16700km tout de même !), mais un grand pas dans ma vie ! Petite, je suis tombée sous le charme de ce pays en voyant la photo d'un koala. J'ai voulu en savoir plus ce curieux animal et son habitat. Depuis, je n'ai jamais cessé de dire "Un jour j'irai en Australie !" Et ce jour est enfin arrivé ! (Un soulagement pour mes proches, surement lassés de m'entendre le dire :)
C'est donc avec une émotion particulière que je vais vous conter ce voyage, le rêve d'une petite fille (tellement fière d'elle !).
Le 22 mai, après 22h de vol (avec escale à Shanghai) et 8h de décalage horaire, nous arrivons à Sydney, le dimanche au matin. "Alors alors ??? Ca fait quoi ?"... Ben c'est fatiguant !!! :) Mais à cet instant, je suis rempli de bonheur, de se rendre compte que tout cela est bien réel ! Je n'y crois pas... (Mais si ma grande, tu y es !)
1er challenge du séjour, il faut appeler l'auberge pour qu'ils viennent nous chercher à l'aéroport (Free shuttle !). Et là, je dois dire qu'on reste un peu... décontenancé en entendant un Australien parler ! On ne comprend rien !!! Mon anglais n'est pas mauvais, mais l'accent Australien est vraiment particulier (plus tard, un Anglais nous dira que même lui, il a du mal à comprendre !) Si bien que lorsque notre chauffeur est arrivé et qu'il nous a demandé si c'était bien nous qui avions appelé, j'ai dit "Non!" (Reflexe à la con :) Heureusement, Arnaud a de bonnes jambes ! Ah oui, j'vous ai dit qu'Arnaud était de la partie ?)
A peine nos sacs posés à l'auberge, nous oublions vite notre fatigue, l'euphorie d'être là nous rebooste et nous filons arpenter les rues de Sydney.
A cet instant, je suis bien, j'ai l'impression de connaître cette ville depuis toujours. Sydney est très agréable, les gens, les rues, ses parcs au milieu des grattes-ciel... Aucun problème, on se sent chez soi ! (Les Australiens sont si chaleureux qu'on ne reste pas 5mn dans la rue, fixé sur son plan, que l'un d'eux vous aborde et vous aide !) Nous traversons le jardin botanique, peuplé d'arras, de chauves-souris, d'ibis... Et d'un coup, sans s'y attendre, on est là... devant lui. Il s'impose naturellement dans le paysage. On l'a vu tellement de fois en photo, à la télé, sur des cartes postales... Mais il est bien réel et il est si grand que je me sens toute petite à coté : l'opéra de Sydney !
Dominant la baie, l'opéra impresionne. Il a fallu 16 ans pour le construire et son architecte (un Danois choisi à l'issu d'un concours international) ne l'a jamais vu terminé ! Le projet a été si contreversé qu'il a démissionné et quitté le pays ! Il n'a jamais voulu y remettre les pieds ! Dommage. Même si toutes ses idées n'ont pas été réalisées, c'est une merveille ! Bravo M. l'Architecte ! (Reviens maintenant !! Non ?)
Une fois passé l'opéra et la circular bay, nous longeons les Rocks, et tombons sur l'Harbourg Brigde.
Célèbre pont et 2ème monument emblèmatique de la ville, grandiose lui aussi ! Pour la petite anecdote, Paul Logan (Crocodile Dundee) a
été peintre sur ce pont ! (Bah ouai, tout le monde a connu ça, les ptits boulots :) Sachez aussi qu'il est possible d'escalader le pont pour atteindre le sommet (si si, le drapeau
tout en haut là, au milieu) pour la modique somme de 220$ ! (environ 180€...) Bon, on peut se contenter, comme nous, du pillier. Pour 10$ on a déjà une vue exceptionnelle sur la baie et le centre
ville de Sydney.
Nous avons achevé cette journée par une promenade le long du Darling Harbour et une petite mousse au pub à côté de notre auberge
(Oui, on prend vite ses marques ! :).
Après ces 2 premiers jours de visite, nous sommes partis le lendemain nous ballader sur l'île de Manly, à 20mn de ferry. Ce fut malheureusement de courte durée, car après 3h de marche, nous avons été surpris par la pluie et le froid. Mais belle ballade tout de même, ne serait-ce que pour la vue, toujours sur la baie.
Le jour suivant, le mauvais temps a eu raison de nous (il faut dire à cette époque de l'année, c'est le commencement de l'automne au sud du pays) et nous a précipité à l'aéroport, où nous prenions un vol le soir même pour Adelaïde.
Après 2h de vol, nous arrivons à Adelaïde en soirée. Nous n'y ferons qu'un court séjour (à cause du temps notamment), le temps d'une soirée-concert au pub du coin, nous sommes venus récupérer notre "maison roulante", un van aménagé qui sera notre habitat pour les 4 semaines à venir...
Ne pouvant rester sans bouger bien longtemps, et surtout parce que mon sac à dos avait l'air si triste dans mon placard, Arnaud et moi avons opté cet été pour un trip-découverte dans l'Est, plus précisément en Slovénie et en Croatie. Pour tout vous dire, c'était surtout un choix d'Arnaud, moi je me faisais une idée plutôt triste et sans saveur de ces pays. Mais bon, jamais déçue, je ne dis jamais non..., alors hop, c'est parti ! Et comme 650km c'est finalement un peu long tout seul, nous avons proposés à deux amis de profiter du voyage : Djul's et Céline.
C'est après 8h de route, 1h de bouchons, 3 pauses pipi, 4 clopes (heu 4 ?...) et 7 bonnes heures de bonne humeur que nous
arrivons à Bovec, en Slovénie.
Le petit village de Bovec se situe à l'Ouest du pays, à seulement quelques dizaines de kilomètres de l'Italie et de l'Autriche, en
plein milieu du parc national du Triglav ("Trois têtes").
Fatigués par le voyage (et après quelques bières bien méritées), nous avons rapidement planter les tentes et n'avons eu aucun mal à trouver le sommeil. Et ce n'est que le lendemain matin, les yeux encore collés que nous découvrons alors le décor fabuleux qui nous entourre et que nous n'avions pas remarqué en arrivant de nuit. Le camping se situe entre les montagnes, juste à coté d'un affluent de la rivière Soca (prononcez "Sotcha"), la rivière la plus claire et la plus propre d'Europe ! L'eau est couleur émeraude, c'est d'ailleurs pour cela que la route qui longe la rivière sur des centaines de kilomètres s'appelle "La route de l'Emeraude" !
Motivés alors par tant de beauté, nous étions impatients d'en voir plus.
L'"Eco Kamp" propose toutes sortes d'activités sportives. La région étant très connue pour cela, nous n'avons pas résisté à une petite après-midi de rafting où nous avons pu
explorer le paysage, au fil de l'eau, sous un soleil radieux (ouai, plutôt tranquille le rafting, c'était pas trop la saison en fait).
Le lendemain, rebelote avec 2h30 de canyoning, dans les entrailles des montagnes. Une bonne dose de "maxi sensa's", cette fois, à glisser dans les tobbogans naturels de la roche et à
sauter depuis les falaises, parfois jusqu'à 8 mètres ! (D'en haut, il faut viser, puis que le bassin naturel en bas n'est que de 4-5 mètres de diamètre !)
Ce n'est que l'après-midi nous entâmions notre périple, direction Bohinj, une ville beaucoup plus connue et donc plus touristique.
Après 35 minutes de train... heu non, de voiture... non, train ? (En fait, à la gare de Tolmin, vous posez votre voiture sur un train, qui vous emmène de l'autre coté de la montagne, pour rejoindre Bohinj), nous longeons le lac de Bohinj pour rejoindre le campement. Et c'est en pleine forêt que nous avons posé nos tentes, avant de se faire un ptit apéro au bord de l'eau, au coin d'un bon feu. Rien de tel que des copains, des bières, un feu, le tout sous un ciel étoilé !
Après une courte nuit, nous avons pris la direction du sud, en suivant la route de l'Emeraude, longeant la Soca.
En chemin, nous nous sommes arrêté pour visiter les grottes de Skocjan. Inscrites au patrimoine mondiale, elles font partie, sans aucun doute, des plus spectaculaires parmis les 7000 grottes que compte la Slovénie ! Avec ses cavernes de calcaires et ses grandes salles souterraines, nous pensions avoir tout vu ! C'était sans se douter un instant de la suite de la visite, où nous tombons alors sur un gouffre gigantesque ! Enorme ! (Je ne publie pas de photos mes amis, nous n'avions pas l'autorisation d'en prendre).
Le soir, nous avons voulu dormir en bord de mer, et voir la côte Slovène, mais je dois dire que celle-ci est aussi "décevante" que les terres sont surprenantes et grandioses. Un petit arrêt à Potoroz (le Saint-Trop' de la Slovénie) avant de reprendre notre route.
Le lendemain, en moins d'une heure, nous passions la frontière et retrouvions les terres de Croatie. Notre permière halte : Pula.
Non non, nous n'avons pas fait un détour en Grèce ou à Rome ! Mais il est vrai qu'avec son amphithéatre et son temple sur la place
principale, la ville de Pula vous fait voyage à elle toute seule, vous exposant fièrement ses vestiges romains et vous rappellant ainsi ses origines.
La ville étant en bord mer, nous en avons profité pour piquer une tête et explorer les fonds de la mer adriatique en fin d'après midi.
Le jour suivant, nous avons opté pour l'île de Cres, choisissant de nous poser un peu, profitant du calme des îles. C'est donc à Martinsisca, précisément, que nous avons établi notre campement (oui parce que finalemennt, les îles, c'est un peu blindé ! lol).
Une fois les tentes plantées (en fait, le plus difficile était finalement de se mettre d'accord sur l'emplacement : à côté des toilettes, vue sur la mer, pas trop loin de la buvette ? Mon coeur balance...) nous nous sommes empressés de rejoindre le bord de mer, pour découvrir la vue et apprécier la clarté de l'eau. Mais le temps ne nous a pas épargné, et nous avons dû, rapidement, trouver refuge dans un ptit bar en bord de mer (ça c'est vraiment pas de chance !).
Le lendemain, nous sommes restés à Martinsisca, profitant de cette journée ensoillée pour se goinfrer des spécialités locales (Calamares fries pour certains, à s'en faire péter la panse !) et pour ne rien faire, sauf peut être penser à se retourner toutes les 1/2 heures pour ne pas cramer !
C'est donc bien reposés que nous avons repris la route, le lendemain, direction l'île de Murter, juste en dessous de Zadar. Moins fun que la précédente, nous avons flané dans les (quelques) rues de Murter, où à mi-chemin de notre parcours, nous avons pu dormir dans un vrai lit, et prendre des forces pour la suite du périple : Zadar !
C'est une ville stupéfiante ! Dès qu'on pénètre dans Zadar, on ressent pleinement son histoire. C'est une sensation
particulière, de savoir que la ville fut en partie détruite, subissant les bombardements de la seconde guerre mondiale. Mais la ville aujourd'hui se relève et se modernise. Erigée sur
une presqu'île, le bord de mer de Zadar est suprenant : sur le sol, des panneaux solaires sont placés en cercle, représentant le système solaire. L'énergie solaire est donc emmaganisée toute
la journée pour être redistribuer la nuit tombante, sous forme de jeu de lumière. (Nous ne l'avons pas vu, mais cela ressemble à une piste de danse, version soirée disco ! lol) Et juste au bord
de l'eau, un orgue de mer a été installé. En fait, sous les 4-5 marches ont été placé des tubes, laissant ainsi entrer l'eau et le vent, jouant alors une douce mélodie improvisée par les
vagues !
En fin d'après-midi, conseillés par notre aubergiste de la veille, nous avons poussé jusqu'à Nin pour passer la nuit au camping, à une quinzaine de kilomètres au nord de Zadar. Nous avons profité
de la douceur des rayons du soleil pour faire encore trempette, puisque la plage de Nin est LA plus belle (nous a-t-on dit !). Mouai... vraiment pas convaincus.
Nous avons rapidement troquer nos maillots de bain contre nos baskets pour partir explorer le coeur de Nin, qui est réellement joli. Petite balade nocturne dans le centre historique de
Nin.
Posé sur un ilôt et relié au continent par des ponts de pierres, il contient tout de même plusieurs églises, un musée, plusieurs statues dont celle de Grgur Ninski (évêque du Xème siècle qui s'est opposé au Pape et qui a obtenu que les messes soient en Croate et non plus en Latin). Nous n'avons d'ailleurs pas omis de lui frotter l'orteil (orteil encore plus énorme que celui d'Arnaud, t'y crois ça ??? lol) , car parait-il, ça porte chance !
Le lendemain, nous prenions la route en direction des terres, un peu "blasés" du coté trop touristique des côtes.
Nous ne nous doutions pas alors tomber sur le canyon de Zrmanja, qu'on ne voit d'ailleurs que si l'on s'écarte de la route et
des sentiers battus. Et quel spectacle ! Le canyon Zrmanja se situe dans la région de Velebit, et est connu pour la pratique d'activités sportives comme le rafting et le canyonig.
Son bleu turquoise nous a bluffé, un décor spectaculaire !
Mais même dans ce paysage si grandiose, la guerre est passée par là, nous l'avons constaté en tombant sur le village de Zelengrad, en cherchant un camping. Village phantomatique, les
habitants ont surement dû tout abandonner, car il ne restait plus que des ruines et des voitures brûlées. C'était vraiment étrange, et le malaise se ressentait dans la voiture,
nous n'osions plus parler. Je crois que chacun de nous prenait sa claque et réalisait surtout le drame qui avait dû se produire ici...
Nous avons fini par trouver un camping, au bord du Zrmanja, où seuls les mecs ont réellement profités de cette eau à 10° !! (Non, mais nous aussi les filles, on s'est baignées, mais ça a été de
courte durée !!... Oui, bon, Céline s'est baignée, oui, ben finalement, y'a que moi qui ai eu vraiment du mal ! lol).
La journée du lendemain, nous l'avons passés sur les routes, en direction des lacs de Plitvice, impatient de visiter le parc, devenu une des références de Croatie. C'est donc dès l'ouverture du parc, que tous les 4 étions fin prêts pour 6 heures de rando-ballade !
Principal décor de la guerre Serbo-Croate en 1949, le parc a été classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1979. Depuis, il accueille nombreux touristes curieux de découvrir les 16 lacs couleur turquoise, la centaine de cascades, et une forêt dense, où faune et flore prospèrent ici en toute tranquilité. Et pendant nos 8 heures de promenade (oui, nous avions opté pour le parcours le plus long, car le parc propose différents sentiers balisés), je vous avoue que pas un instant nous nous sommes lassés du décor ! Le paysage fut grandiose : ces couleurs, la clarté de l'eau, vraiment exceptionnel !
Le lendemain, faisant route vers le nord pour rejoindre le Slovénie (notre séjour touchant à sa fin), nous avons traversées Karvolac, autre ville marquée par la guerre, où les façades des maisons témoignent elles aussi des prouesses militaires.
C'est quelques heures plus tard que nous arrivons à Ljubjana, capitale de la Slovénie, et dernière halte de notre séjour.
Nous avons passé l'après-midi à flanner dans les rues de la ville, après un petit tour au château (qui n'a rien
d'exceptionnel, je trouve). Mais Ljubjana est une ville tout à fait charmante ! Haute en couleur avec ses grafitis (qui décorent plus qu'ils ne dégradent, finalement), ses monuments et ses bars
(bah oui, pas le choix, on s'est pris la sauce, il fallait bien s'abriter ! :)
C'est donc les têtes pleines (et les appareils photo aussi) de belles images de ces 2 pays que nous rentrons en France. Je me trompais donc : la Slovénie est véritablement belle et la Croatie, malgrè son passé mouvementé, est tout aussi remarquable. Deux semaines inoubliables sous le signe de la bonne humeur ! Merci les copains !! On repart quand ?
Quatre ans après notre périple au Sénégal, nous voilà réparties, ma petite morue (Maud) et moi sur le territoire Africain, pour un road trip d'une semaine en Tunisie !
Après 2h30 de vol, nous attérissons à Tunis vers 20h et c'est trempé (ouai, pas de bol, on s'est pris la
sauce) que nous arrivons, après 20 bonnes minutes de marche dans la médina (et soulagées de 20 dinars !! - "arnaque" de débutant, le taxi), à notre auberge. L'accueil n'est pas vraiment des
plus chaleureux, et l'auberge est loin de mériter l'appellation 'Hostelling International' : pas d'eau chaude, des draps sales... Mais il nous en faut plus pour nous démotiver, on a vu pire !
Et dès le lendemain matin, nous voilà parties, sac sur le dos dans les rues de
Tunis.
Tunis (photos du 1er et dernier jour)
Nous avons fait un petit détour par la place du Gouvernement, avant de se voir proposer la terrasse d'une boutique du souk, où nous avons pu profiter d'une vue exceptionnelle sur Tunis. Nous avons ensuite profité du reste de la matinée pour flanner dans les rues étroites de la médina, les souks, faisant une halte pour goûter au premier met du pays, un traditionnel sandwich que l'on serre à tous les coins de rue : pain, mayonnaise, salade marinée, chou, oignons (beaucoup d'oignons), dinde et frites ! Mmmmm... sans harissa, ça passe très bien :)
L'après midi, nous avons opté pour une ballade à Carthage, à 15mn de train du centre ville de Tunis. Classé patrimoine mondial de l'Unesco, le site archéologigue de Carthage regorge de ruines et autres vestiges romains.
L'un des plus impressionants, ce sont sans aucun doute les thermes d'Anthonin (photo de gauche). Edifiées au IIe
siècle, ces thermes s'étendent sur plus de 200m le long de la mer. ll n'en reste aujourd'hui plus que quelques ruines, les pierres ayant été utilisées dans la construction d'autres
monuments à Tunis mais aussi dans tout le bassin méditerrannéen.
Non loin de là, nous sommes passées visiter le parc des villas romaines sur la colline de l'Odéon, dont l'une d'elles, la Villa de la Volière (photo de droite) est la mieux conservée (et en
partie restaurée).
Après 3h de ballade, nous avons poussé notre escapade vers le village de Sidi Bou Saïd.
Rien de plus agréable que de se promener dans les rues de ce village pittoresque (enfin, une fois qu'on s'est tapé la bonne côte) et des plus typiques. D'en haut, nous avions une vue imprenable sur la ville, la mer et le site de Carthage. Même s'il est un peu le St-Trop' de Tunisie, il était plaisant de se promener dans les rues de Sidi Bou Said, passant devant le célèbre café des délices (dont en parle Patriiick, dans sa chanson, photo de gauche), sous un soleil éclantant qui ravivait toutes les couleurs des lieux.
Après une première journée bien remplie, Maud et moi avons pris la route (ou plutôt le train) le lendemain, direction la ville de Bizerte.
Au premier abord, cette ville nous a paru très industrielle, et pas vraiment chaleureuse (peut être aussi dû à la
grisaille du jour). Mais on finit par savourer la ballade sur le port de plaisance... avant de croiser le chemin d'Ali, un habitant des lieux. En 2 minutes, nous voilà embarquées dans les
rues étroites de la médina et du quartier Andalous. Ali nous explique qu'une main sur la porte représente une famille. Donc 2 mains ? Ben 2 familles ! :) Ce fut donc une petite ballade
amusante avec ce "guide" un peu loufoque qui connaissait les moindres recoins de ce labyrinth, avant qu'il ne s'arrête pour nous demander 40 dinars !!! (Poua !! C'est plus de 4
fois le prix de notre hébergement ! Nous avons négocier 10, mais avons appris après coup que c'était encore trop !)
Le soir, nous avons squaté les dortoirs d'un centre de vacances de jeunes. Sans dévoiler tous les détails de cette expérience, Maud et moi avons bien été amusé au moment de la
douche !!! (Bah oui, douche collective !! Heureusement, nous étions seules, ce n'était pas la période de vacances !).
Levées de bonne heure le lendemain (un peu trop tôt d'ailleurs, merci Morue qui ne sait pas régler son téléphone sur le bon fuseau horaire !!), nous sommes parties en direction de Tabarka, à 2h de bus de Bizerte.
Là, changement total de décor ! Tabarka est une petite ville côtière tout à fait charmante. Beaucoup plus touristique, Tabarka est connue surtout pour la pêche au corail, la plongée, son fort (photo de droite) mais aussi pour sa côte rocheuse qui part endroit forme des aiguilles et des arches naturelles (photo de gauche), vraiment superbes !
Nous avons alors profité de cette ballade ensoillée avant de rencontrer 2 Tabarkois (Arf, j'me souviens plus des prénoms moi !), qui nous ont offert un thé à la menthe dans le plus célèbre café de la ville : le café Andalous. Le plus vieux de la ville et surtout le plus typique, nous avons été totalement sous le charme : des structures en bois, des marionnettes accrorchées au plafond, le café est chargé de fiances et boiseries. Nous avons passées 1h à scruter le lieu du sol au plafond. Cet endroit où seules, nous aurions d'ailleurs pas osées y mettre les pieds, car il est bomdé à toute heure et principalement d'hommes.
Le lendemain, nous avons pris un louage (une camionnette 8 places qui ne part qu'une fois remplie !) pour aller à Bulla Regia, un site archéologique très connu de la région.
Bulla Regia est passé sous la domination romaine au IIe siècle (av JC). Il n'est donc pas étonnant d'y trouver toutes les composantes des cités antiques romaines : temples, forum, théatre, villas... Ces dernières sont d'ailleurs des plus originales, car les pièces sont enterrées. En effet, pour éviter l'extrême chaleur en été, les anciens avaient construits ces villas en sous-sol, pour avoir une clim naturelle (pas bête !). Celle-ci sont décorées de céramiques qui reflêtent le haut standing des lieux.
Durant cette visite, Maud et moi avons tenté d'échapper aux guides qui se promènent sur le site, pour éviter d'avoir à dépenser quelques dinars (Oui parce qu'ils préviennent pas, viennent vous parler et ne vous lachent plus ! Mais c'est le jeu, il faut être joueur !). Mais alors que nous repartions vers Jendouba (la ville la plus proche) pour reprendre un louage et rentrer sur Tabarka, 2 garçons (guides de Bulla Regia) nous proposent de nous emmener voir le site de Chemtou, à une dizaine de bornes.
Nous nous retrouvons donc 20 minutes plus tard, à Chemtou avec Samir et Mourad. La ville est très connue pour ses
carrières de marbre et son musée. Exploitée très vite, le marbre de Chemtou est exporté dans toute l'Europe, et utilisé notamment pour les monuments impériaux de Rome.
Par chance, Samir travaillait au musée avant d'être guide à Bulla Regia, il nous a donc permis de visiter le musée gratuitement, mais il nous a aussi fait une visite privée et détaillée !
Adorables, je dois dire que nous avons eu beaucoup de chances de tomber sur eux, car à 19h, plus aucun moyen de rentrer à Tabarka. N'étant pas en pleine saison, à cette heure, il n'y a plus de
louage ni de bus. Ils se sont alors démenés pour nous trouver un taxi qui accepte de faire l'aller retour (3h de route) pour nous ramener. Les garçons ont fait le trajet avec nous, se tapant les
routes en laçets de nuit, dans la brume ! Fatiguant, mais super sympa de leur part !
Le lendemain, nous avions convenu avec Samir et Mourad de se retrouver sur Jendouba pour aller visiter un dernier site, Dougga.
Dès notre arrivée, nous avons été éblouïe par la splendeur du théâtre (photo au centre), et la grandeur des lieux. Plus qu'à Bulla regia, les ruines de Dougga sont impressionnantes et mieux concervées (pas étonnant que le site ait été classé). Le capitole (en fond, photo de gauche), les thermes, le mausolé (photo de droite), le forum..., tout était splendide (même les toilettes à 12 !!) ! Et je ne saurai dire si c'était dû à l'ambiance mysthique des lieux, mais le ciel avait décidé de participer au spectacle, et les allers et venues des nuages ne faisait qu'accentuer la splendeur et le caractère "sacré" du site ! Vraiment superbe !
C'est après 2h bonnes heures de visites que nous sommes rentrés sur Jendouba, où Mourad nous avait réservé une surprise. Pour cette dernière soirée dans les terres de la Tunisie, il avait demandé à sa maman de nous préparer un couscous et un tajine maison !!! Et cerise sur le gâteau, nous sommes allés manger tous ensemble à Bulla Regia, Mourad nous ouvrant les portes du fort Bizantin, là où aucun touriste n'entre ! (Terriiible !!!) Le lieu est réservé aux archéologues et étudiants qui viennent travailler sur le site. Nous avons donc profité de cette dernière soirée avec les garçons (petite chicha pour morue, qui n'y avait encore pas goûtée !), avant de reprendre la route pour Tunis, le lendemain (la petite larme à l'oeil, quand même...).
Dernières ballades dans la médina et les souks de Tunis (j'adore !), dernier thé à la menthe, dernier resto entre filles et derniers souvenirs, et il était déjà l'heure de rentrer.
Même si le temps n'a pas toujours été au beau fixe, Maud et moi avons passé une semaine inoubliable ! Nous sommes rentrées conquises !
A l'heure où tout le monde part s'entasser sur les pistes de ski, j'ai préféré proposer à ma mère et ma belle soeur de
faire ce premier voyage de l'année 2010 en Egypte ! Je n'ai pas eu trop de mal à les convaincre, et ni une ni deux, nous sautions dans l'avion, direction le Caire, pour une semaine entre
filles ! (Une pensée tout particulière pour ma chère marraine, une incollable sur le sujet de l'Egypte, je vais tenter de ne pas dire de bêtises !).
A notre arrivée, nous nous sommes empressées de poser nos valises à l'auberge (situé dans le Garden City), pour partir aussitôt à la découverte des rues du Caire. Tout de suite dans l'ambiance
des nuits bruyantes et agitées, nous n'avons pas attendu pour savourer le plat typique de là bas, un bon kochari : un mélange de riz, macaroni, pois chiches, d'oignons et d'ail. Un
délice...
Le lendemain, n'étant pas certaines que le temps se maintiendrait (Oui, il pleut aussi en Egypte, mais à 27°, c'est pas vraiment gênant :), nous avons commencé notre périple par les pyramides de
Guizèh. Premier challenge du séjour, la négociation de taxis en Anglais ! Mais une fois de plus, ma bonne étoile m'a permis de faire la plus formidable de toutes les rencontres : Magdi ! Le plus
gentil des chauffeurs de taxis du Caire ! Adorable et attentionné, il a passé toute la journée avec nous, il a été notre guide et nous a chouchouté ! Je prends le temps de parler de cette
rencontre, car elle a beaucoup contribué à rendre ce séjour exceptionnel ! (Et c'est surtout pour ce genre d'imprévu que j'aime voyager !)
Le site de Guizèh compte une centaine de pyramides, dont les plus connues : celle de Khéops, celle de Khéphren, de Mykérinos et celles des reines, ainsi que le Sphinx.
Difficile de croire alors qu'on y est vraiment, là, face à ce rocher de calcaire de 2500 ans, veillant sur toute la
nécropole !!! Long de 73 mètres et haut de 20, le Sphinx, même sans sa barbe et sans son nez, est impressionnant ! Seul bémol, les restaurations récentes lui donne un aspect
un peu trop neuf...
La pyramide de Khéops (à droite sur la photo) est la plus imposante du site avec ses 137 mètres de hauteur et 230 de coté. Il a fallu 20 ans pour la bâtir et quelques 2 500 000
blocs de calcaire ! Les architectes égyptiens de l'époque auraient orienté ses faces vers les 4 points cardinaux, grâce à l'alignement de 2 étoiles !!!
La pyramide de Khéphren (à gauche), fils de Khéops, est plus petite avec 136 mètres de haut pour 210 de coté. Mais elle est la seule à avoir gardé, en son sommet, le "revêtement"
calcaire d'antan.
La pyramide de Mykérinos, fils de Khéphren est encore un peu plus petite, mais tout aussi impressionante.
Il faut aussi savoir que tous ces vestiges datent de plus de 4500 ans, et sont aujourd'hui vides. Toutes les statues et sarcophages sont exposés au Musée du Caire.
L'après-midi, après un passage culturel dans une galerie d'art et une parfumerie, Magdi nous a proposé de nous accompagner à Khan El-Khalili, le quartier islamique du Caire.
Ce quartier est un des plus célèbres et des plus typiques de l'Egypte, connu pour ses souks et ses
nombreuses mosquées ! Nous avons passés 3 heures à nous promener, passant par des rues si bomdées, que seules, nous n'aurions peut-être pas osé empreinter. Il règnait ici une atmosphère
authentique et stimulante. Magdi nous a une fois de plus servi de guide, nous faisant découvrir les saveurs qui nous entouraient. Nous avons pu aussi visiter l'intérieur d'une mosquée
(je ne me souviens plus de son nom, désolée), avec obligation de se couvrir la tête pour les femmes, pour finir sur son toit et jouir d'un panorama exceptionnel du quartier !
En fin d'après-midi, nous avons rejoint la place Hussein, où par chance, nous tombions le jour de célébration du prophète. A coté de la mosquée Sayyidna el-Hussein (photo de gauche), la fête
battait son plein et les hommes sortaient en chantant dans la rue.
Le lendemain, déjà complètement sous le charme de la journée de la veille, nous avons opté pour la visite du si célèbre Musée du Caire.
Le Musée du Caire
(de l'extérieur, les photos étant interdites à l'intérieur, bien sûr)
Dès son ouverture, les couloirs du musée sont déjà bomdés. Nous avons alors commencé notre visite par le premier
étage, pas encore encombrés par les groupes de touristes et les guides. Consacré au mobilier funéraire, on y trouve surtout les trésors de Toutankhamon, 11e pharaon de la 18e
dynastie ! Et d'un coup, on y est, là, face au fameux masque funéraire de Toutankhamon !!! Ce masque si célèbre, vu et revu si souvent en photo, il était là,
face à nous. J'ai alors scruté les moindres détails de ces 11kg d'or, profitant de cet instant unique. Il était magnifique ! Je l'ai regardé droit dans les yeux, comme pour percer tous ces
secrets. Je dois dire qu'on ne reste pas indifférent face à cet emblème et à tout ce qu'il représente.
Juste derrière, nous découvrions ses sarcophages en or aussi. Le plus précieux, en or massif incrusté de pâtes de verre, pèse 225kg !!!
Tout le rez-de-chaussée du musée est consacré aux statues, stèles, sarcophages... de l'époque prédynastique à l'époque bizantine. Entre le buste de Néfertiti, la statue d'Akhénaton,
de Ramsès II, la statue de Khéphren, ce qui m'a le plus impressionné, c'est l'imposante statue d'Aménophis III et Tyi, dominant tout l'atrium central.
Après 4 heures de visites et de culture (je pense qu'on pourrait y passer la journée !), nous sommes partis explorer les rues du centre ville.
Malgrè le monde, on ne se sent pas oppressé dans les rues du Caire. On peut s'y ballader et flanner tranquillement.
Tout aussi agréable, en fin d'après-midi, nous sommes rentrées à l'hotel en longeant les rives du Nil, au couché du soleil. Magique ! Mais ne vous penché pas trop, le charme est vite rompu
lorsque l'on voit le flux de déchets bordant le Nil... Une dernière halte sur la route pour boire un thé et fumer une petite shisha, et au lit !
Le lendemain matin, levées à 5h30 pour enchaîner les 4h30 de bus, direction l'Oasis de Bahariya, au Sahara camp, chez Badri. A 360km du Caire, l'Oasis de Bahariya se situe dans le désert
lybique. La présence de fer dans la région et les sources naturelles la rendent particulièrement prospère (et le tourisme aussi).
L'Oasis
de Bahariya et ses alentours
A peine arrivées, nous étions charmées par l'hospitalité de Badri et le caractère authentique du lieu. Le camp de Badri
comporte une quinzaine de cahutes faites par lui et son équipe. Et un peu à l'écart, quelques nattes au sol et un feu nous attendait le soir, pour manger, boire un thé, et fumer la shisha (=
narguilé. Nooon, ce n'est pas de la drogue, Mam, pas plus que la cigarette !!!). En plus, pour l'occasion, Badri avait fait venir rien que pour nous des amis musiciens. Nous avons passé une super
soirée à discuter, échanger et danser ! Un moment unique que je n'oublierai jamais...
Le jour suivant, nous partions à l'aventure, sautions dans un 4x4 avec 2 adorables égytiens, directions le désert noir. Ils avaient préparé la voiture avec toutes les affaires nécéssaires pour 2
jours de trek : bois pour le feu, bivouac, couvertures... Et après un arrêt en ville pour acheter quelques légumes frais, nous partions sur les routes... ou plutôt dans les dunes.
Le désert se situe au sud de l'Oasis, à quelques kilomètres de Bawati. On l'appelle le désert noir, car les collines et
montagnes sont partiellement recouvertes de pierres volcaniques qui rendent le paysage atypique.
Après 2 heures de rodéo (et de tape-cul), nos chauffeurs font une halte dans une petite barraque sur la route, où nous sommes attendus pour manger. Au menu, salades typiques composées de fromage
de vache, de thon, de tomates... Trooop bon ! Le tout servi avec la galette de "pain" traditionnelle servant de couverts.
C'est le ventre plein que nous reprenons la route, direction de la région d'Agabat. Durant 4h, nous traversons des paysages spectaculaires et savouront chaque instant.
La Crystal Mountain, la région d'Agabat et le Magic Spring.
En chemin, nous faisons une halte à la Crystal Mountain (photo de gauche). Une roche en forme d'arche (et de tête de
chien ou de lézard, je sais pas voyez quoi vous ?) composée de quartz. Superbe !
Enfin, nous terminons cette journée en pleine coeur d'Agabat, pour y installer notre bivouac. Les garçons nous déposent non loin pour profiter du décors. Le paysage est
sensationnel ! Nous sommes là, seules, en plein désert, scrutant les dunes et les rochers de calcaires qui nous entourent. En marchant, nous scrutions aussi le sol, car les pierres là bas
sont les fleurs du désert. En effet, les pierres noires en pyrites sont sculptées par le vent et le sable pour prendre la forme de fleur. Tout simplement sublime !
Nous rejoingnons alors les garçons s'activant "en cuisine" pour admirer le couché de soleil et prendre un vrai bon repas. Nous sommes bichonnées, on en profite !!! C'était irréel, d'être là, au
milieu de nul part, sans un bruit, éclairé par la lumière de la lune. Nous avons passé la soirée à discuter, à rigoler, à se familiariser avec un fennec (enfin, surtout Maman... "Foxyyy
?"). Des moments inoubliables d'échanges, une expérience qui restera à jamais gravée dans ma mémoire !
Après une belle nuit (même pas froid, il devait faire 12°), nos gars remballent notre bivouac, et nous voilà repartis dans les dunes. Après quelques heures de route, là, au milieu de nul part,
quelques palmiers entourent une source, qui semblent couler comme par magie, c'est le Magic Spring.
Nous continuons ensuite notre périple vers le désert blanc. Nous traversons alors un décor lunaire, où les roches, sculptées par le vent, donnent l'impression que vous n'êtes pas
seul.
On peut alors observer autant de forme de champignons et de poules (mais siii ! Regardez bien, photo de gauche) que
votre imagination vous le permet. Inouï !!! C'était magnifique !
Et après une dernière halte pour une balade en dromadaire et manger, nous avons dû reprendre la route du retour, pour notre dernière nuit au camp de Badri. Nous devions donc savourer ces derniers
instants dans le désert ! Même si ces 2 jours passés dans les dunes sans se lever, sans toilettes, sans confort, nous ont un peu fatigués, pas question de se coucher sans profiter encore de
cet endroit, de Badri (de Saki aussi, un bel égyptien de 26 ans :p), d'un bon thé autour du feu en fumant la shisha ! Jusque tard dans la nuit, nous avons discuté longuement, échageant quelques
termes en Français contre quelques notions d'Arabe.
Malheureusement, le jour suivant arrivant toujours trop vite, nous n'avions pas le choix que de reprendre le bus du retour, qui nous ramenait au Caire. Nous avions cependant la consolation
de retrouver Magdi ! Il est donc venu nous chercher à notre auberge, pour nous emmener à Saqqarah, un autre site de pyramides, histoire de profiter, jusqu'au bout, de ce séjour, cette dernière
journée en Egypte.
Saqqarah est le nom de l’ancienne nécropole de la cité de Memphis, une des capitales de l’Egypte antique. Le site
contient les sépultures de nombreux pharaons et hauts fonctionnaires égyptiens ainsi que la célèbre pyramide de Djéser, construite en degrès et premier tombeau en pierre. Sa construction fut mené
par le célèbre Imhotep.
Nous n'avons malheureusement pas eu le temps de voir l'ensemble de la nécropole, le site fermant ses portes à 16h.
Notre séjour s'achevant, nous avons encore profité de ces dernières heures pour acheter nos derniers souvenirs, guidées par Magdi. Bijoux, antiquités, épices, l'Egypte a beaucoup à offrir.
Il faut dire que pour nous, européens, la vie en Egypte n'est pas onéreuse : 1€ un paquet de cigarettes, 7,5€ une nuit à l'hotel ou 17€ une vraie shisha !!! :) (Qui veut passer à la
maison ?)
C'est avec une grande émotion que nous avons quitté le sol de l'Egypte (et que je termine cet article) le lendemain matin. Même Madgi a eu beaucoup de mal à nous déposer à l'aéroport et à nous
laisser partir. Je dois avouer que ce voyage a vraiment été exceptionnel, sans doute l'un des plus beaux. L'Egypte, son histoire, l'hospitalité et la générosité des égyptiens ne m'ont
pas laissé indifférente, je ne suis pas rentrée la même.
J'y retournerai, sans aucun doute ! Qui vient ?
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