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Qui suis-je ?

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Prénom : Alex(andra)
Age : 34 ans
Job : Responsable webmaster
E-mail : cmay21@gmail.com

Couleur : le bleu
Qualité : la tolérance
Défaut : la curiosité et l'impatience
Rêve : tourner les moulins à prière de Lhassa et fouler les terres de l'Australie
Peur : la banalité

Et pourquoi ce blog : Parce que chaque voyage est une expérience humaine qui me construit. Je n'en reviens jamais la même ! 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:09

Après 3 jours de farniente, nos coups de soleil nous ont finalement forcé à quitter le merveilleux parc du Litchfield. Mais sans regret... il nous reste encore des lieux à voir et des rencontres à faire ! Alors en route !!

Arnaud et moi avons donc repris notre road trip, en direction d'Adelaïde River, pensant passer l'après-midi à flanner. Mais l'endroit était tellement paumé (juste une station essence, une ancienne base militaire et quelques habitations), que nous avons préféré pousser encore pour arriver à Daly River avant la nuit.   

Daly River1Road train
Daly River

Et même si nous avons vu défiler les plus beaux et les plus longs "road train" (je crois que j'ai plus de photos de camions que de kangourous, non ? Rha ! Partir avec un mec... :), Daly River était encore plus paumée !! Après une heure à tourner en rond sur une route de campagne déserte, nous avons fini par trouver un camping où nous poser. Le propriétaire, très accueillant, nous a fait la visite du lieu. Son camping borde la fameuse Daly River, connue de tous les pêcheurs du territoire pour la pêche du Barramundi. Il nous explique aussi qu'il y a encore un mois, les eaux étaient montées jusqu'au dessus des berges, permettant à quelques crocodiles de se promener dans le camping... "Mais ne vous inquiétez pas, c'est très rare... il n'y a plus de risque là... enfin, restez quand même derrière les grilles !" (Heu... OK :) Nous sommes partis, sur la pointe des pieds, jusqu'au bout du ponton pour tenter d'en voir un, mais non...

Nous avons passé la nuit au milieu d'un champ de manguiers, puis avons repris la route le lendemain en direction de Berry Spring.
Suivant le conseil du responsable du camping, nous sommes allés visiter le Territory Wildlife Park. 

Berry Spring2Berry Spring5
Berry Spring

C'est une réserve de 400 hectares de bush naturel, où l'on croise kangourous et emeus en toute liberté. Le parc contient des animaux et des plantes indigènes représentatives du Territoire du Nord. Des sentiers sont balisés et les endroits immergés sont aménagés pour que vous puissiez observer les animaux dans leurs habitats naturels. Le parc a aussi une chambre nocturne pour observer les animaux noctures, une volière immense et un important aquarium avec un tunnel de verre vous permettant d'observer les requins, des raies et aussi des lamentins ! (Ohhh, un gros doudou ! Ce nournours semble inoffensif !).
En fin d'après-midi, nous sommes passés par les sources chaudes de Berry spring (arg, la température de l'eau ne nous aidera pas à rafraîchir nos coups de soleil...), avant de nous poser au camping, pour prendre l'apéro au coin du feu. Après quelques heures, voyant que celui de nos voisines commençait à s'éteindre, nous leur avons proposé de se joindre à nous. Nous avons alors passé la soirée autour du feu avec ces 2 allemandes, étudiantes, qui venaient déjà pour la 3ème fois en Australie. Au bout d'une heure, notre voisin Tony, un pêcheur Australien, nous a rejoint. Nous avons, tous les 5, passé une soirée inoubliable à parler voyage, gastronomie, travail et à nous amuser de nos langues (Heu, je parle du dialecte, hein !). Tony n'arrivant pas à prononcer "Arnaud", il l'appela Fred toute la soirée ! :)))

Le Lendemain, pas complètement frais, nous saluons Tony avant de nous remettre en route, pour se poser à Darwin, le point de chute de notre voyage (Oh nooooon !!!...). Non, juste celui de notre van ! :) Nous avons choisi d'arriver 2 jours plus tôt à Darwin, afin d'explorer la ville et de souffler un peu avant de devoir nous séparer de notre "Housemobil".

Darwin3Darwin MindilDarwin2
Darwin

Pour que ce retour à la civilisation ne soit pas trop brutal, nous sommes allés nous ballader au Marlow Lagoon. Nous pensions ensuite pouvoir nous baigner à l'une des nombreuses plages de Darwin... mais là encore, impossible (encore des crocos ???) Non non, juste des méduses ! Précisément, la Box jellifish, de loin la plus dangereuse ! Elle est présente dans les eaux peu profondes et son aspect translucide la rend quasiment invisible dans l'eau. Ses tentacules peuvent atteindre jusqu'à 4m de long et les substances toxiques qu'elles administrent peuvent provoquer la mort d'un homme en 5 minutes. (Heu, ouai... passe mon tour !)
Le soir, sur les conseils de Tony, nous sommes allés au marché de Mindil : tous les habitants de Darwin et les touristes s'y confondent. On fait ses emplettes, on achète ses souvenirs, on goûte la brochette de crocodile (ce n'est pas mauvais, juste un peu caoutchouteux) et d'un coup, le marché se vide. Tout le monde se retrouve en 5mn sur la plage pour admirer le couché du soleil. C'est grandiose !

Le lendemain, nous avons visité le jardin botannic (moins impressionnant que celui de Sydney), flanné dans les rues de la ville (pensant qu'elle serait noire de monde, mais le samedi ne semble pas être la journée de shopping là bas) et profité de la seule plage sécurisée pour se baigner un peu. Le soir, nous avons fait connaissance avec Robert, un opossum (mais pourquoi je leur donne un nom moi ?) et avons, une toute dernière fois, profité de ce coucher du soleil Australien... (Attend, attend, pas si vite !!!)

Le lendemain matin, c'est avec un petit pincement au coeur que nous avons rendu les clés de notre van, notre maison durant ces 5 semaines d'aventure. Nous sommes donc repartis sac sur le dos, complètement démunis. Je crois d'ailleurs qu'il nous a fallu plusieurs instants pour nous réorganiser et prendre la direction de l'aéroport. Mais ne soyez pas tristes ! Ce que je ne vous ai pas dit, c'est que nous avons décalé notre vol de retour sur Sydney de 2 jours. (Ah ?) Ben oui, j'ai encore un voeu madame la fée.... (Souvenez-vous du premier article...) 

Le lendemain, nous étions revenus au point de départ : Sydney. Nous avons alors pris le bus pour notre toute dernière étape : le Koala Park Sanctuary !

Koala Park2Koala ParkKoala Park3
Koala Park Sanctuary

Créé dans les années 20 par Noel Burnet, ce parc est une histoire de famille. Son fondateur, inquiété par le commerce de la fourrure de koalas, a voulu préserver l'espèce et la protéger de l'extinction.
Mais torturée entre le souhait de voir un koala et mon aversion pour tout ce qui est zoo et parc, j'ai longuement hésité... J'ai ensuite regretté en voyant tous ces animaux dans si peu d'espace... (nous apprendrons que la plupart ont été sauvés des incendies, des accidents de la route ou sont nés en captivité...) mais d'un coup je les ai vu ! Au loin, 7 boules de poils perchées. Ce sont des koalas. Une foule de touristes s'est alors approchée pour écouter les explications du vétérinaire. Moi je n'entendais plus rien, plus aucun son autour de moi, j'étais scotché ! Jusqu'à ce que Kathy m'interpelle et me propose d'approcher pour nourrir Waly, ce koala mâle de 4 ans. "Tu peux le caresser !" C'est alors avec une grande délicatesse que j'ai approché ma main et que j'ai pu caresser... un koala !!! Un moment tellement symbolique pour moi que je ne saurai le traduire ici... Simplement merveilleux ! 
De retour à Sydney, nous avons profité de cette toute dernière soirée en Australie, avons salué l'opéra et l'harbour bridge et nous sommes fait la promesse de revenir... (Sans aucun doute, car nous n'avons vu que 1/5ème du pays !) 

C'est ainsi que s'achève ce périple exceptionnel dans l'outback australien (Noooonnn, aaahhh !!! Oui, c'est aussi ce que je me suis dis en m'asseyant dans l'avion). Mais j'espère que vous avez rêvé, ri et surtout voyagé avec nous. C'était un vrai plaisir de vous narrer ce voyage, même si j'ai dû être très succincte par moment, tant ce pays est démesuré !
L'Australie m'a réellement foutu une claque : ses paysages d'une beauté insolente, sa faune parfois hostile mais authentique, ses peuples... Tout au long de ce voyage, j'ai ressenti l'histoire de cette terre. Je crois que les Australiens prennent peu à peu conscience de leurs richesses et tentent de réparer les erreurs du passé. Les aborigènes sont les gardiens de cette nature, leur histoire et leurs croyances m'ont captivé... 
Je ne suis pas rentrée la même.

Alors, les 3 moments le plus forts pour moi ? 
- celui où j'ai aperçu l'opéra de Sydney à notre arrivée
- la randonnée au king canyon, où je me suis rendue compte de toute la démesure de ce pays
- le coucher de soleil sur l'Uluru où j'ai réalisé la détresse des aborigènes
- et ma rencontre avec Waly bien sûr !
 (Ah, ça fait 4 ? Ah ben c'est ça, l'Australie !)

Et les vôtres ?...
Alors, vous partez quand ?

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:49

Jusque là, Arnaud et moi avons parcouru près de 4 000 km, d'Adélaïde à Larrimah, avons traversé les plaines du sud, randonné dans les régions désertiques du bush, fait connaissance avec une dizaine de kangourous (arf, j'm'arrête là, j'vous sens agacés là... Non ? :) et après 4 semaines de voyage, nous nous apprêtions à découvrir la région tropicale du territoire du nord. 

En peu de temps et de kilomètres, le décor change radicalement ! Nous quittons alors en un instant cette terre rougeâtre et chaude, pour découvrir une végétation riche et abondante (et toute la faune qui va avec ! Mais je vais en garder un peu pour la suite :p).
Ce fut alors un vrai bonheur de s'arrêter à Mataranka pour faire trempette dans les sources thermales !

Mataranka2Mataranka3
Mataranka

Sources thermales ? Oui oui !! Et je vous assure que nous sommes toujours en Australie ! Nous nous sommes prélassés une petite heure dans une eau à 32°, avant de nous promener à travers cette nature vivifiante, qui vous fait rapidement oublier la poussière de l'Outback. Mais nous sommes stopés net au bout d'une heure : "Warning ! Crocodile zone !" (Bon, je crois que la traduction est inutile !) Mais ce panneau semblait irréel. J'avais du mal à réaliser qu'en un instant nous risquions de nous faire croquer par un crocodile ! (Oui, ils sortent rarement de l'eau pour vous attaquer volontairement) Mais nous n'insistons pas et faisons demi-tour...
Avant de reprendre la route, nous sommes passé devant un vieux Banian, un arbre creux qui servait autrefois de prison temporaire.

En début d'après-midi, nous sommes arrivés à Katherine et avons visité la petite ville avant de nous poser au camping, dans le Nitmiluk Park. Nous avons déballé la table du van, posé nos chaises et avons pris l'apéro au milieu des kangourous (l'une d'eux avait d'ailleurs un petit dans sa poche - Oh, sympa !) Heu ouai, sauf que les kangourous n'étaient apparemment pas les seuls à être des habitués des lieux ! (Ah ?) En levant les yeux, on s'est aperçu que les arbres étaient infestés de chauves-souris (!!!), précisément des flying-foxes (renards volants), c'est à dire une des espèces les plus rares et les plus grosses du monde ! (Hmmm, sympa !!) Et mine de rien, ça fait un boucan du diable ! Au coucher du soleil, quand elles partent toutes chasser et au lever lorsque chacune tente de se faire une place dans l'arbre !

Gorge KatherineEdith Falls
Nitmiluk Park

C'est le lendemain, avec un peu moins de 3h de sommeil (la nuit, j'ai en plus fait une poussée de fièvre, surement piquée par une viliane bêbête la veille) mais sous un soleil radieux, que nous avons pu profiter du parc. Une petite ballade matinale nous a amené aux gorges de Katherine. Le point de vue et le panorama étaient exceptionnels ! Au réveil, je dois dire que c'est fabuleux ! :)
Nous avons profité de cette belle journée pour flanner dans le parc, en passant par les sources de Katherine et Edith Falls (photo de droite - là par contre, nous n'avons pas eu le courage de faire trempette dans une eau à 17° - estimation personnelle).
En fin d'après-midi, nous avons poussé jusqu'à Pine Creek (noté bien le nom de cette ville !) pour y passer la nuit. Le soir, nous sommes allés boire un verre à la taverne et faire un billard. Et en Australie, il faut savoir que vous ne restez jamais bien longtemps seuls ! Nous avons donc fait la connaissance d'un papy de Melbourne venu pêcher le Barramundi (signifiant poisson aux grandes écailles en abo, ça ne serait pas le gros poisson dans Big Fish ?). Nous avons tour à tour échangé tournée de bières (oui, lorsqu'un Australien vous paie un coup, vous devez faire de même ! Oui, du coup, ca peut durer toute la soirée !) Et c'est seulement après 2h de conversation que j'ai pensé à lui demander : "But what's your name ?" - "My name is Dick... like a big dick !" Formidable !!!... Vous vous souvenez du nom de la ville ? Ca ne s'invente pas ! (je vous laisse vous débrouiller avec Google Traduction :))

Le lendemain, après ma rencontre avec Germaine sous la douche (une menthe religieuse... Germaine, va savoir pourquoi...), nous prenions la direction du Kakadu Park, malgrè les contre-indications de Dick la veille ("F***ing boring park !" Oui, l'Australien est très expressif !).

Kakadu_Park5.jpgKakadu Park3Kakadu Park1
Kakadu Park

Plus grand parc de l'Australie avec 19 000 km², le Kakadu Park est classé patrimoine mondial de l'Unesco. Nous y resterons 2 jours, sans réussir à tout voir. Comme nous sommes à la fin de la saison humide, certains sentiers et routes étaient encore fermés à la circulation, notamment dû aux récentes crues (à certains endroits l'eau monte jusqu'à 3 mètres !), mais surtout parce que les crocodiles sont encore dans les parages ! Oui, je fais la belle sur la photo (hein ?), mais nous sommes à cet instant entourrés de marécages ! La plaine est aussi traversée par la West Alligator river, la South Alligator river et la East Alligator River (et je vous aussure que ce ne sont pas le nom des équipes de cricket du coin ! - sport national). Et qui dit marécage, eau, chaleur, végétation, dit ?.. Moustiques ! Ah, cette nuit dans le Kakadu Park a été inoubliable... (jamais fait pipi en si peu de temps !)
Le lendemain, nous avons pu visiter plusieurs sites. A certaines heures, à des endroits précis du parc, des rangers sont présents pour vous expliquer les peintures aborigènes et vous décrypter la flore et la faune. Nous avons ainsi appris que les crocos peuvent mesurer jusqu'à 6m (!!!) et que les marais sont aussi peuplés de buffles, sangliers, serpents et aussi plus d'une centaine de variétés d'oiseaux ! 

Le lendemain, nous avons fait une escale à Darwin (mais nous y séjournerons plus tard) et avons passé la nuit à Batchelor, ancienne base militaire durant la 2nde Guerre Mondiale, connue des années plus tard pour l'exploitation de l'Uranium. C'est une petite ville située juste à l'entrée du Litchfield Park.

Lichtfield_Park1.jpgLichtfield_Park2.jpgLichtfield_Park3.jpg
Litchfield Park

Dix fois plus petit que le Kakadu, le parc de Litchfield est radicalement différent (pas de crocodiles, mais beaucoup d'araignées ! Alors, on préfére quoi ? :). A l'entrée du parc, nous nous sommes arrêtés voir le champ de termitières, des monticules atteignant parfois jusqu'à 4 mètres de haut ! Incroyable ! Je n'avais jamais vu ça !
Le  parc compte aussi 5
cascades (pas toutes accessibles à cette période de l'année), au beau milieu de la forêt tropicale ! C'est un véritable havre de paix, même si l'eau est un peu froide. Nous sommes donc passés par la Florence Falls, puis la Wangi Falls (photo de milieu, la plus connue). Nous avons suivi la ballade passant au-dessus des chutes et offrant une vue exceptionnelle sur le parc. Splendide !
Le lendemain, sous le charme de ce parc merveilleux, nous avons opté pour une journée supplémentaire et sommes retournés nous baigner dans les bassins d'eau. A l'écart de la foule, nous étions seuls au monde dans ce décor idyllique...  

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 20:11

Après ces journées intenses en découvertes et grands espaces, nous avons tracé la route toujours vers le nord, avec au programme une journée de détente à Alice Springs.
Un peu comme à Coober Pedy, en arrivant la ville nous a semblé austère et poussièreuse. Mais rapidement on s'y sent bien. Les nombreuses galeries d'art aborigène, les pubs et les rues du centre ville vous font oublier que vous êtes perdus avec elle en plein milieu du désert. Et je pèse à peine mes mots ! Prenez une carte de l'Australie, pointez le centre du pays, vous y êtes : c'est Alice Springs. (Et vous voyez quelque chose autour ?) 

Alice SpringsAlice Springs2
Alice Springs

Elle est tout de même la base centrale du Royal flying Doctor (les médecins volants). C'est un service qui fournit des soins aux personnes les plus isolées de l'Outback. Les consultations se font par radio et les médecins interviennent en cas d'urgence. Mais ce qui m'a le plus surpris, c'est la School of the air, une école par radio qui assure un enseignement aux enfants éloignés !

Le lendemain nous avons pris la direction des West Mac Donnell Ranges, à une centaine de kilomètres. Il s'agit d'une chaine de montagne longue de 300 km, avec plusieurs spots à visiter. Nous avons alors fait un arrêt à Simpsons Gap (photo de gauche), puis à Standley Chasm (photo du milieu) où la petite randonnée 1/2 heure à travers les rochers éboulés nous a bien crevé avant d'arriver à ce superbe point de vue sur toute la vallée. Sublîme !
Mais l'endroit était totalement désert et nous avons préféré pousser encore jusqu'à Ellery Creek pour passer la nuit (à la sauvage :). Une fois encore nous avons vu juste car d'autres campeurs avaient aussi fait le choix de s'arrêter là (principalement des Australiens, jeunes et moins jeunes, et 2 coréens Yaku et Ada).

Standley Chasm terStandley Chasm bisGlen Helen 2
West Mac Donnell Ranges

Nous nous sommes retrouvés à 10 le soir autour du feu, à raconter nos vies, évoquant les villages français en passant par notre gastronomie si appréciée (enfin, ils ne comprennent pas qu'on puisse manger des escargots ! :)) jusqu'aux congés payés et au régime de retraite !!! J'ai appris qu'en Corée, ils n'ont que 2 semaines de congés par an (rho je pourrai pas moi !!!), que l'âge de la retraite en Australie est 65 ans (ben de quoi on se plaint en France ? :) et que tous les Australiens (ou presque) adorent la France ! Mais ce qui m'a bluffé, c'est quand je leur ai posé la question "Quel est votre plus beau souvenir de la France ?", ils m'ont répondu "La ligne Maginot" ! (Ah ouai ?!)
Cette soirée fut fabuleuse, cette ambiance, ces échanges, j'adore tellement ces moments là ! Le tout sous un ciel étoilé, perdu au milieu de cette nature et sans un bruit (sauf ceux de la faune locale ! "Heu c'était pas un dingo ce bruit ?").

Mais le lendemain, après une petite ballade matinale pour voir le Big Hole (les poissons morts à la surface est un phénomène naturel, ne vous inquiétez pas, l'eau a perdu son oxygène), nous avons dû dire au revoir à nos compagnons de routes, pour suivre la nôtre. Grande question alors : soit nous retournons sur Alice Springs et continons vers le nord, soit nous poussons vers l'Ouest ?... Pas assez d'essence pour refaire les 100km jusqu'à AS (oui, dans le bush, il faut calculer son coup en terme d'essence !), nous partons faire le plein à Glen Helen (photo de droite) et en profitons pour voir les gorges... splendides ! Nous nous sommes aussi arrêtés à Ochre Pits voir les carrières d'ocre utilisé pour les peintures par les aborigènes et avons fait notre pause de midi sur le tropique du capricorne (Rien que ça ! :) !

Le soir, nous avons fait une halte au camping de Wycliffe Well, un camping... comment dire... vraiment étrange !   

Ontheroad_Australia.jpgWycliffe_well_Station.JPG
Wycliffe Well

La région est connue pour ses apparitions d'ovnis et autres alliens ! C'est un peu le Roswell Australien ! (Maintenant que j'y repense, on a tout de même croisés Elvis, des bonhommes verts, des émeus et des poules un peu folles. Toute la soirée, elles ont tenté de rentrer dans notre van... pas farouches...).

Le lendemain, n'ayant pas été enlevés par E.T. ni emmenés en soucoupe volante, nous avons pu continuer notre périple.
A quelques kilomètres au dessus de Wycliffe Well, nous nous sommes arrêtés à une station service pour admirer les road trains stationnés (ces camions du bush mesurant jusqu'à 53m de long !) et les carcasses de voitures, sans trop savoir comment elles avaient atterri ici. Nous avions l'impression d'être les figurants d'un vieux far west. L'ambiance était particulière mais originale !
Plus loin, nous avons fait une halte aux Devils Marbles (littéralement : les billes du diable). C'est un champs de "boulets" de granit disposés les uns sur les autes ou encore en équilibre, de chaque coté de la route.

P1040116.JPGDevils_Marbles--4-.JPGDevils_Marbles--11-.JPG
Devils Marbles

On se demande un peu comment ils sont arrivés là, comme si un jour la nature s'était plantée ! Selon l'un des mythes aborigènes, ce sont les oeufs fossilisés du serpent arc-en-ciel. Ce qui en fait un lieu sacré et unique ! Pas étonnant que ce peuple ait été anéanti lorsque l'homme blanc est venu se servir un caillou pour décorer la tombe de Flynn en 1953 (créateur de la Royal Flying Doctor) !! Il n'a été remis en place que 45 ans plus tard !!
Certains rochers mesurent 7m de diamètre et d'autres se sont fissurés en 2, dû à l'infiltration de l'eau au fur et à mesure des annés. Réellement impressionnant ! 
En fin d'après-midi, arrêt obligé (par soif mais aussi pour le lieu) au Daly Waters Pub. C'est un pub pittoresque très connu de la région et interdit aux kangourous (???) !

Daly Waters PubLarrimah camp
Daly Waters Pub et Larrimah

Nous n'avons pas tardé à succomber au charme du lieu ! Du sol au plafond, chaque centimètre carré du bar est décoré : t-shrits, photos, cartes d'identité, tickets de métro, slips, chaussettes, le comptoir est surplombé d'une superbe collection de soutiens gorge et autres souvenirs que chaque voyageur a laissé lors de son passage ici ! Nous étions tellement absorbés par le décor que nous en avons oublié d'y laisser le nôtre !!! Même la boutique de souvenirs située en face valait son pesant d'or : un hélicoptère et un crocodile sur le toit, un drapeau Mac Do (McDrive à 286km)... et les tombes "à l'entrée" sont celles des personnes qui ont osé prendre une photo de la boutique sans faire une donation pour l'originalité des lieux ! (Vous avez la photo, je suis encore là pour vous le raconter, vous pensez bien que j'ai laissé une tite pièce :))

Le soir, nous nous sommes arrêtés au camping de Larrimah pour y passer la nuit. Et après toute cette créativité de l'après-midi, j'aurai dû aussi être sous le charme de ce camping... Mais je ne sais pas si c'était le Crocodile Dundee accoudé au bar ou la gérante (édentée) derrière le comptoir qui vous rend votre monnaie entre deux bocaux remplis de têtes de serpent au formol, mais je n'étais pas très rassurée ! (Heu... on va y aller là, hein ?)
Nous y avons tout de même passé la nuit, visité leur zoo (improvisé avec des animaux soit disant reccueillis) ainsi que le vivarium à serpent ("Ok, c'est une vitrine ça, non ? On dirait le meuble de ma grand-mère ! ...et le serpent il est où ? A mes pieds... heu ouai, on y va... hein ?")... 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:01

Mmmmm... Quoi de mieux que d'ouvrir les yeux et réaliser après quelques secondes qu'on se trouve à l'autre bout du monde ?... :) Allez... en route !

Nous avons donc doucement repris notre périple et roulé vers le nord, quittant Coober Pedy avec l'objectif d'arriver à Uluru avant la nuit (760km !). A peine après une trentaine de kilomètres, nous passions la Dog Fence : une clôture grillagée de quelques 5300km, symbole malgré elle de toute la démesure du pays. Elle a été construite par les éleveurs en 1880, pour protéger leurs troupeaux des dingos, cloturant ainsi tout le quart sud-est du pays ! Impressionnante, elle est encore entrenue aujourd'hui.  

Nous continuons ensuite 4h avant de faire une pause déjeuner, sur une aire de repos située pile poil à la frontière entre le territoire du nord et du sud. Puis nous avalons encore quelques centaines de kilomètres avant de devoir faire le plein à Kulgera.

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Sur la route de Kulgera

Cette route est vraiment interminable, c'est grandiose ! Même si le temps semble s'être arrêté, si le paysage ne change pas beacoup, vous donnant l'impression de ne jamais réussir à passer la ligne d'horizon, c'est une expérience inouïe ! Je scrute chaque arbre, chaque dune, chaque animal, je n'en perds pas une miette, je savoure intensément. Mais le bruit des oiseaux venant s'emplafonner dans le parechoc du van m'arrache régulièrement à ma rêverie. (Rhooo, vous vous y attendiez non ? :) Après encore quelques kilomètres, nous finissons par arriver au croisement stratégique : Uluru tout droit - 264Km ou Watarrka à droite - 273Km. Décision ??? DROITE ! Allez, on se garde l'Uluru pour plus tard. Nous poussons encore ces 273km et arrivons au coucher du soleil au Watarrka National Park. 
Petit apéro sur une aire de repos... nous pensons dormir ici... jusqu'à ce qu'au loin, nous apercevons un feu de forêt. (Nous apprendrons par la suite que le feu joue un rôle important dans le bush pour le renouvellement de la biodiversité et qu'il est déclenché et contrôle par l'homme selon des coutumes aborigènes). Nous quittons alors les lieux pour nous réfugier au camping du coin.
Nous avons bien fait ! Au bar du camping, nous nous sommes installés au coin du feu, où sont venus nous rejoindre Luke et Tania, un couple d'Australiens avec qui nous avons parlé toute la soirée. C'est aussi pour cette raison que j'aime tant voyager : c'est surtout l'occasion de rencontrer les habitants et d'entrecroiser nos vies.
Le lendemain, après un petit déjeuner entourré de perroquets, nous partions randonner au King Canyon.

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Le King Canyon

Le King Canyon se situe dans le parc national de Watarrka. Une première randonnée d'une heure vous invite à visiter les gorges du canyon et le lit de la Kings Creek. Dès le début, des panneaux explicatifs vous alertent sur les éventualités de croiser quelques serpents et autres animaux locaux. Il ne faut pas sortir de sentiers balisés (les lieux étant toujours sacrés pour les aborigènes, nous respecteront ces indications). Mais lors de cette première "balade" nous étions plus occupés à regarder en l'air que nos pieds : c'est sublime ! Les parois du canyon, d'une centaine de mètres, sont impresionnantes ! Nous arrivions à peine à percevoir les silhouettes des autres randonneurs qui se trouvaient au dessus.
Après cette balade tranquille, nous avons attendu 1h pour faire la suivante, histoire de ne pas randonner en plein caniar ! Et là encore, nous avons été chanceux ! Des français nous ont alertés, juste à coté du parking, qu'un varan passait à seulement quelques mètres de nous !
Ressourcés (heu non, on ne l'a pas bouffé le varan, hein !), nous avons ensuite enchaîné le haut du canyon. Et rapidement, vos jambes sont mises à rude épreuve : une première montée d'un 1/4 heure (oui on passe de 0 à 110m, quand même) vous sèche ! "Heu ouai ! Rappelle-moi le nom de l'étape ? La montée des infarctus !" Ok !
Mais une fois arrivés en haut, nous sommes époustouflés par la vue ! C'est gigantesque ! Ces couleurs et ces facades comme coupées au couteau ! Nous sommes restés un long moment à contempler cette vue extraordinaire et unique !
Nous avons enchaîné ensuite les 4h de randonnées, passant par le jardin d'Eden, un trou d'eau permanent et par les dômes de grés au sommet, sans croiser ni serpent ni araignée. Mais seulement quelques lézards, souris, musaraignes et énormément de mouches ! Encore ces maudites mouches (la chanson qui nous a suivi : Maudites mouches noires) !!!
C'est donc, sans surprise, bien crevés que nous sommes rentrés au camping où nous avons fait la connaissance cette fois d'une famille de français de Nouvelle-Zélande en vacances dans les coins et bu un verre au son du bal musette à l'australienne !

Le lendemain, pas encore complètement remis de nos émotions, nous repartions en direction de l'Uluru (Ayers Rock).

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L'Uluru

Et après 4 petites heures, nous arrivons au parc national de Uluru-Kata Tjuta où se situe le si célèbre rocher, aussi appelé Ayer Rock. Vieux de plus de 600 millions d'années, l'Uluru est le site le plus sacré des aborigènes. C'est ce que l'on contaste tout de suite en arrivant sur les lieux, l'ambiance étant au rendez-vous, notamment avec les explications du centre d'information du parc. Nous sommes d'abord restés 2h à lire, s'informer et apprendre sur les lieux, la culture et l'histoire aborigène. Chose indispensable, vous permettant de réellement apprécier la "visite", mais surtout de respecter le site. Nous avons alors décidé de suivre la balade autour du socle du rocher et ne pas monter dessus, comme demandé par le peuple aborigène. Mais le soleil montrant déjà quelques faiblesses, nous avons choisi de rebrousser chemi et d'être plutôt à l'heure pour le début du spectacle. Ah bon ? Quel spectacle ?
(Pour ceux qui comptent partir un jour en Australie, je vous conseille de ne pas lire la suite ! Passez directement au paragraphe suivant, vraiment, car peu importe la description que je vous fais ici, absolument aucun mot ne vaut ses instants et je ne souhaite pas vous gâcher ce plaisir !... Mince, j'vous ai donné envie maintenant ? :) ) 
Je veux parler du spectacle le plus beau de la nature et plus encore à cet endroit du monde : le coucher de soleil sur l'Uluru !
On éteint les moteurs, on sort les chaises, on prend place, on boit une bière et on attend... Et d'un coup, hommes et dame nature se taisent. On arrête presque de respirer  et on reste silencieux ne pouvant plus détacher ses yeux du rocher. Il passe alors d'un brun poupre à un ocre intense et puissant. Quelques minutes ensuite, il devient voilet avant de disparaitre avec la nuit. C'est fabuleux ! Je crois qu'ici la nature m'a vraiment bluffé, tellement c'est beau. Un grand moment !

Nous sommes revenus dans le parc très tôt le lendemain matin pour pouvoir profiter pleinement de la journée. Nous avons alors pu contourner entièrement le rocher au petit matin, avant de nous diriger vers Kata Tjuta, en début d'après midi.

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Kata Tjuta

La journée était sublime pour cette radonnée de 5h, au coeur des Kata Tjuta (ou les Olgas). Ce sont 36 dômes de grès rouge dispersés sur 35km², ou "beaucoup de têtes" en aborigènes, qui selon la légende, sont autant de géants pétrifiés ici. Moins connus que l'Uluru, elles ne sont pas moins impresionnantes. Le soleil faisant jouer les couleurs de la roche et donnant encore plus de relief aux lieux, nous étions des plus admiratifs. Par endroit, nous croisions des perroquets et par d'autres, nous avions une vue imprenable sur le désert environnant. Sublime !
Et après ces heures d'effort, nous nous sommes offert à nouveau un petit apéro au coucher de soleil, sur Kata Tjuta cette fois, avant de rentrer au camping.
Ce soir là, nous avons abandonné au bush Australien quelques notes de guitare (d'Arnaud) pour clôturer ces 5 jours intenses et inoubliables. Just perfect !

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 19:04

Dès le lendemain, nous sommes pressés de quitter l'auberge (pourrie !) d'Adélaïde pour récupérer notre indépendance ! Et c'est après 1h de paperasses, de dialogues de sourds aussi avec l'agence de location (rhooo, ces Australiens !) que nous recevons les clés, et prenons place à bord de l'engin : un toyota de 3 places, volant à droite (on roule à gauche bien sûr !) sans lecteur CD ni grand confort, mais peu importe, c'est l'aventure !!  

Nous choisissons alors de prendre la route en direction du sud, un petit détour (de 250km !) pour aller sur Kangourou Island. Une île exceptionnelle pour sa flore et sa faune (koalas, kangourous mais aussi lions de mer, pinguoins...). Mais malheureusement, notre élan est stoppé net à l'embarcadère, lorsque l'on nous annonce le tarif : 360$ (environ 250€) pour l'aller-retour sur l'île ! (Heu... non non, on veut pas l'acheter hein !...) Le temps n'étant pas au beau fixe, cela n'a fait que confirmer notre décision : nous ferons route vers le nord !

Nous repassons donc Adelaïde, puis Port Augusta. Nous en profiterons pour faire les courses et passerons la nuit là, avant de nous aventurer dans les terres.

 

Et c'est sur la route, le lendemain, que nous avons croisé notre 1er kangourou !! C'est une émotion toute particulière ! Un kangourou ! A ce moment, je ne sais pas si c'est le fait de voir cet animal si particulier... là, en chair et en os, mais je suis émue. Oui, c'est surement aussi parce qu'il est mort sur le bas coté de la route ! (Ben oui, j'ai dit "chair et os", j'ai pas dit "vivant" !) Et Ce sera le premier d'une longue série, malheureusement !   :(

En fin d'après-midi, nous entrons dans le parc national dans Flinders Ranges. 
Nous faisons halte à Wilpena pound où nous réservons notre emplacement de camping, avant de troquer baskets contre bonnes chaussures de rando, (et sac à main contre sac à dos tout équipé : aspire-venin, trousse à pharmacie, bouteille d'eau...) et partons sans attendre sur les premiers sentiers de rando ! Sauf que... oups, au bout d'une heure il faut rebrousser chemin car la nuit tombe vite (18h30, c'est l'automne !).
Et je crois que c'est ce soir là, dans notre van, avec Arnaud, sa guitarre, une bière, et quelques chips (ou quelques bières et une chips, je sais plus... apéro quoi !), que j'ai vraiment réalisé ce que j'étais en train de vivre ! Nous étions là, presque seuls au monde, entourrés de cette Australie qui me fascine tant et que je suis sur la point de découvrir. Je n'ai presque pas dormi cette nuit là, trop peur de perdre la moindre miette de ses instants.

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Flinders Ranges

Le lendemain, lévés aux aurores, nous repartions sur les sentiers de rando. En plein jour cette fois, nous croisons des émeus, des kangourous (bien vivants !), des boucs et découvrons toute l'ampleur des Flinders Ranges. Ce parc national est un musée archéologique à ciel ouvert ! Wilpena pound est un bassin naturel de 80 Km², entourré de falaises de quartzite rouge de 500m de haut, formé par l'érosion de milliers d'années. Enfin, c'est ce que l'homme blanc nous dit ! :) Selon les aborigènes, les falaises de Wilpena Pound sont les corps de deux serpents géants, qui lors d'un rituel, après avoir mangé l'ensemble des convives, étaient trop lourds pour se déplacer, et sont morts d'indigestion ici, entourant le bassin (Heu, ils sont bien morts ? Hein ?).

Avant de quitter le parc, les autres "routes" n'étant accessibles qu'en 4X4 malheureseument, nous nous sommes arrêtés à Arkaroo Rock. L'occasion de découvrir des peintures aborigènes de quelques centaines d'années et de faire la connaissance de quelques arraignées aussi  (même pas peur !! :).
En fin d'après-midi, nous repassons par Port Augusta pour un dernier ravitaillement ! (Les Australiens ont des Drive in Picole !! Oui, comme au MacDo, vous passez avec votre voiture, choisissez votre bière, et sans descendre de voiture, on vous la charge dans le coffre !! C'est pas top ça ?!! :).
Nous entrons ensuite véritablement dans le bush Australien : la verdure fait peu à peu place à des étendues désertiques et à une terre rougâtre où s'entrecroise les pistes de 4X4. Et au loin, les kangourous vous scrutent... C'est l'Australie à l'état pur ! Je suis scotchée !
Après 3h de route, nous sommes contraints de nous arrêter à Pimba (il est très fortement déconseillé de rouler de nuit sur les routes de l'Outback car il y a beaucoup trop d'animaux !). Nous arrêtons alors notre van sur le parking d'une station service, où douches et sanitaires sont prévus pour les travellers (mais petite donnation tout de même !).

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Nous reprenons la route le lendemain en direction de Coober Pedy. Nous parcourons 500km sur la Stuart Highway (grande ligne droite de presque 3000km, reliant Adelaïde à Darwin), croisons l'unique ligne de chemin de fer, 4 voitures, et ceci avec ce même panorama exceptionnel défilant interminablement. C'est hallucinant !! Ces paysages nous mettent une claque ! Entre les panneaux "Next restaurant - 450km" et cette ligne d'horizon qui ne change jamais, je suis bluffée !
En arrivant à Coober Pedy, nous posons le van au camping, et partons à la découverte des lieux. Kupa piti, signifiant "Homme dans un trou" en aborigène, est une sorte de bidonville perdu au milieu du désert, où pour échapper aux 35 à 50° degrès l'été (et aux mouches aussi ??) et aux tempêtes de sable, les maisons, églises et hôtels sont souterrains. 

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Coober Pedy

Mais c'est en surface que la ville est la plus étrange. Dans ce décor lunaire et poussiéreux, nous ne croisons presque personne, sauf un artisite chinois de Hong Kong exposant ses oeuvres en plein air, et cherchant à nous vendre ses opales, à l'arrière boutique de sa galerie d'art. Il faut dire que la ville est un eldorado pour les chercheurs d'Opale. Partout, des panneaux vous déconseillent (voir interdisent) d'aller plus loin, le terrain sous vos pieds étant un vrai gruyère !
En fin d'après-midi, nous avons fait la connaissance de Terry, qui tient une galerie d'art aborigène, mais s'occupe aussi de kangourous orphelins. Lorsque des gens renversent une maman kangourou en voiture dans la région, et que le petit est encore vivant dans sa poche, ils l'apportent à Terry. Il nous a d'ailleurs proposé de passer en soirée les voir, à l'heure du repas (voyez, vous aussi : Josephine's gallery !). C'était adorable, j'avais presqu'envie de piquer un ! (Si, le petit gris, Wally ! Non ? :)
En soirée, nous avons fait connaissance et partargé une bière avec nos voisins du camping : 2 papys Australiens du Queensland. Nous avons ainsi passé un agréable moment à bavarder, sous un ciel étoilé magnifique... Just great !

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 10:52

C'est à 29 ans, 8 mois et 2 jours que j'ai posé le pied en Australie ! Un petit pas pour n'importe qui (de 16700km tout de même !), mais un grand pas dans ma vie ! Petite, je suis tombée sous le charme de ce pays en voyant la photo d'un koala. J'ai voulu en savoir plus ce curieux animal et son habitat. Depuis, je n'ai jamais cessé de dire "Un jour j'irai en Australie !" Et ce jour est enfin arrivé ! (Un soulagement pour mes proches, surement lassés de m'entendre le dire :)

C'est donc avec une émotion particulière que je vais vous conter ce voyage, le rêve d'une petite fille (tellement fière d'elle !).

 

Le 22 mai, après 22h de vol (avec escale à Shanghai) et 8h de décalage horaire, nous arrivons à Sydney, le dimanche au matin. "Alors alors ??? Ca fait quoi ?"... Ben c'est fatiguant !!! :) Mais à cet instant, je suis rempli de bonheur, de se rendre compte que tout cela est bien réel ! Je n'y crois pas... (Mais si ma grande, tu y es !)

1er challenge du séjour, il faut appeler l'auberge pour qu'ils viennent nous chercher à l'aéroport (Free shuttle !). Et là, je dois dire qu'on reste un peu... décontenancé en entendant un Australien parler ! On ne comprend rien !!! Mon anglais n'est pas mauvais, mais l'accent Australien est vraiment particulier (plus tard, un Anglais nous dira que même lui, il a du mal à comprendre !) Si bien que lorsque notre chauffeur est arrivé et qu'il nous a demandé si c'était bien nous qui avions appelé, j'ai dit "Non!" (Reflexe à la con :) Heureusement, Arnaud a de bonnes jambes ! Ah oui, j'vous ai dit qu'Arnaud était de la partie ?)

A peine nos sacs posés à l'auberge, nous oublions vite notre fatigue, l'euphorie d'être là nous rebooste et nous filons arpenter les rues de Sydney.

A cet instant, je suis bien, j'ai l'impression de connaître cette ville depuis toujours. Sydney est très agréable, les gens, les rues, ses parcs au milieu des grattes-ciel... Aucun problème, on se sent chez soi ! (Les Australiens sont si chaleureux qu'on ne reste pas 5mn dans la rue, fixé sur son plan, que l'un d'eux vous aborde et vous aide !) Nous traversons le jardin botanique, peuplé d'arras, de chauves-souris, d'ibis... Et d'un coup, sans s'y attendre, on est là... devant lui. Il s'impose naturellement dans le paysage. On l'a vu tellement de fois en photo, à la télé, sur des cartes postales... Mais il est bien réel et il est si grand que je me sens toute petite à coté : l'opéra de Sydney !

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Sydney

Dominant la baie, l'opéra impresionne. Il a fallu 16 ans pour le construire et son architecte (un Danois choisi à l'issu d'un concours international) ne l'a jamais vu terminé ! Le projet a été si contreversé qu'il a démissionné et quitté le pays ! Il n'a jamais voulu y remettre les pieds ! Dommage. Même si toutes ses idées n'ont pas été réalisées, c'est une merveille ! Bravo M. l'Architecte ! (Reviens maintenant !! Non ?)

Une fois passé l'opéra et la circular bay, nous longeons les Rocks, et tombons sur l'Harbourg Brigde.

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Sydney

Célèbre pont et 2ème monument emblèmatique de la ville, grandiose lui aussi ! Pour la petite anecdote, Paul Logan (Crocodile Dundee) a été peintre sur ce pont ! (Bah ouai, tout le monde a connu ça, les ptits boulots :) Sachez aussi qu'il est possible d'escalader le pont pour atteindre le sommet (si si, le drapeau tout en haut là, au milieu) pour la modique somme de 220$ ! (environ 180€...) Bon, on peut se contenter, comme nous, du pillier. Pour 10$ on a déjà une vue exceptionnelle sur la baie et le centre ville de Sydney.
Nous avons achevé cette journée 
par une promenade le long du Darling Harbour et une petite mousse au pub à côté de notre auberge (Oui, on prend vite ses marques ! :).

Après ces 2 premiers jours de visite, nous sommes partis le lendemain nous ballader sur l'île de Manly, à 20mn de ferry. Ce fut malheureusement de courte durée, car après 3h de marche, nous avons été surpris par la pluie et le froid. Mais belle ballade tout de même, ne serait-ce que pour la vue, toujours sur la baie.

Le jour suivant, le mauvais temps a eu raison de nous (il faut dire à cette époque de l'année, c'est le commencement de l'automne au sud du pays) et nous a précipité à l'aéroport, où nous prenions un vol le soir même pour Adelaïde.

 

Après 2h de vol, nous arrivons à Adelaïde en soirée. Nous n'y ferons qu'un court séjour (à cause du temps notamment), le temps d'une soirée-concert au pub du coin, nous sommes venus récupérer notre "maison roulante", un van aménagé qui sera notre habitat pour les 4 semaines à venir...

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